jeudi 7 février 2013

Les hommes préfèrent les blondes : Le Python et la chèvre

Howard Hawks pensait que le film était déjà une réussite en soi rien que pour le fait d'avoir Marilyn Monroe et Jane Russel marchant côte à côte. Il a bien raison.


Lorelei et Dorothy (respectivement Monroe et Russell), deux amies chanteuses de cabaret, partent en croisière pour rejoindre l'Europe, où Lorelei, amatrice de diamants, va épouser un riche et naïf héritier. Dorothy, plus intéressée par l'amour véritable que par la fortune, est chargée de la chaperonner, même si elle n'a d'yeux que pour l'équipe Olympique qui monte à bord avec elles...
S'en suit alors un enchaînement de scènes rigolotes et cocasses, ponctuées de chansons sympas et de la sensualité irrésistible de nos deux héroïnes.


Beaucoup décrivent le personnage de Marilyn comme une blonde écervelée, manipulatrice et immorale, qui use de son charme pour embobiner les hommes. Certes, c'est un fait, elle adore les diamants, cependant son personnage est beaucoup plus profond que cette apparente vénalité. Lorelei fait l'idiote parce que ce n'est que comme ça que les hommes l'aiment. Ils aiment les demoiselles aux formes généreuses qui les flattent et demandent leur aide. Lorelei ne fait qu'exploiter au mieux ses charmes, afin de tirer profit de ce carcan social dans lequel la société machiste a emprisonné la gente féminine jusque là : la jolie gourde, inutile mais agréable. Elle dit elle même à la fin du film, au père de son fiancé, qu'il n'y a que quand elle fait la cruche que l'on s'intéresse à elle, preuve qu'elle est consciente de son manège. Elle ajoute quelque chose de fort intéressant qui est pourquoi est-ce que les hommes s'offusquent qu'on veuille les épouser pour leur argent, alors que de leur côté, ils veulent absolumment épouser des filles belles? A t-on jamais accusé les hommes d'être aussi superficiels que les femmes? Laissez moi en douter... 


D'un autre côté on a Dorothy, qui n'a que faire de l'argent et représente la raison dans "ce couple". Elle cherche l'amour mais à bord que trouve t-elle? Une équipe olympique qui se couche à 21h et un jeune héritier pervers mais plus perspicace que ses homologues adultes... 

Il y a donc ces deux femmes débordantes de sexualité mais qui finalement restent frustrées car il n'y a pas de vrais hommes à bord... Cette situation est d'ailleurs symbolisée par les deux chansons principales du film, Jane Russell chante "Anyone here for love?" au milieu de ses sportifs couche-tôt et Marilyn "Diamonds are a girl's best friend" dans un cabaret, déplorant l'intérêt diminuant des hommes dès que les femmes vieillissent.


Je dirais donc qu'au delà de la très sympathique comédie musicale que nous offre Hawks, on peut lire dans "Les hommes préfèrent les blondes" une véritable critique de la société américaine adepte de la consommation et de l'apparence...

Note: 10/10
Les hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks (1954)
Avec : Marilyn Monroe, Jane Russel, Charles Coburn

Irma la douce : Madame Irma et ses boules

Après La garçonnière, j’ai décidé de me repasser Irma la douce, non par parce que j’avais peur de l’avoir sous-évalué comme ce dernier, mais parce que j’avais le souvenir d’un moment bien jubilatoire.


Ce film est une grosse blague, une farce bien loufoque se passant dans un Paris déluré et coloré, où les filles de joies se targuent de faire carrière et d’entretenir leur mac.
Shirley MacLaine incarne Irma, une belle prostituée très populaire dans la rue Casanova. Elle voue un culte à la cigarette et à la couleur verte, de ses bas au nœud dans ses cheveux, en passant par celui de son caniche alcoolo, tout y passe (et je dois avouer qu’elle le porte bien)! Jack Lemmon est quant à lui Nestor, un flic devenu le souteneur d’Irma après avoir été limogé pour avoir été trop zélé. Il attend avec les autres macs au bar de Moustache, l’homme qui exerça mille et un métiers, pendant qu’elle reçoit ses clients à l’hôtel…


On est alors embarqué dans un tourbillon de folie douce et drôle, qui se moque gentiment des mœurs moralisatrices. J’adore qu’Irma déplore que sa mère ait abandonné sa carrière de prostituée pour devenir caissière, j’adore qu’elle devienne folle de joie parce qu’elle va pouvoir acheter une voiture à son homme et j’adore quand Nestor fait son grand timide et ne veut pas se déshabiller devant une Irma pratiquement déjà nue… C’est juste le monde à l’envers! La situation conjugale normale, où l’homme entretient sa famille et où la prostitution est honteuse, est complètement inversée et c’est un renversement des clichés bien sympathique et amusant. La chair et le péché sont à l’honneur, et ce n’est pas Miss MacLaine qui me contredira… ! 

Je comprends bien que tout ce kitch peut paraître horrible à certains mais moi j’ai passé 2h15 sur un nuage, et même si les dernières minutes sont complètement tirées par les cheveux, après 2h de ce bonbon hallucinatoire, ça passe presque tout seul…

Note: 8/10
Irma la douce de Billy Wilder (1963)
Avec: Shirley MacLaine, Jack Lemmon

La garçonnière : "Some people take, some people get took."

Je suis bien contente de m’être décidée à le revoir celui-là ! Le petit 7 que je lui avais infligé me faisait mal au cœur. Sans doute parce que j’ai vu le film trop jeune, il ne m’avait laissé qu’un vague souvenir sympathique mais pas franchement grandiose. Or ce que j’ai vu hier soir n’est rien de moins qu’une petite merveille.


Il est étrange que ce film tellement charmant et drôle cache de si sombres critiques de l’Homme, à l’image de ce moment où, alors enchantés par Jack Lemmon (Baxter) qui égoutte des spaghettis avec une raquette de tennis, Shirley MacLaine (Fran) nous sort sa terrible théorie sur les deux catégories d’individus existantes, ceux qui prennent, et ceux qui sont pris.

Et c’est en effet tout ce dont parle le film. Ceux qui prennent par la force ce qu’ils désirent, un appartement, une promotion, une femme ! Et ceux qui sont pris, qui subissent ces désirs : Baxter prête son appartement parce qu’il ne sait pas dire non et voit une promotion potentielle, les secrétaires se laissent berner par des promesses de divorces de leurs amants mariés, ou se font pincer les fesses dans les ascenseurs par de gros pervers… Le film dénonce le fonctionnement d'une société impersonnelle, où ceux qui réussissent sont ceux qui trichent, soudoient, menacent, et non ceux qui méritent, comme le découvrira à ses dépends Baxter.

Ce ton cynique (attention spoiler) est également souligné par la tentative de suicide de Fran et le presque complet désintéressement du responsable de ce drame, à l’image de l’individu en détresse dont la société n’a que faire. Elle est sauvée par Baxter, un homme comme elle, pris dans les filets des « takers », avec un cœur gros comme ça.


Heureusement d’un autre côté on a une comédie romantique joyeuse et amusante, pleine de douceur et de moments charmants. Jack Lemmon est génial dans ce personnage d’amoureux transi et timide, un peu maladroit mais tellement généreux, qui joue au gin et fait la cuisine. Shirley MacLaine ressemble à un petit oiseau blessé, délaissée par la vie et pourtant parfois tellement pleine d’entrain. Un petit coup de cœur aussi pour les voisins de Baxter, un médecin et sa femme, qui apportent une belle touche d’humour au film. Avec à la fois un regard plein de reproches et de bienveillance pour Baxter, il sont une véritable soupape de gentillesse et de solidarité.

Une magnifique comédie donc, qui même en faisant un constat terrible, n’arrive pas à nous ôter le sourire béat provoqué par la dernière scène…

Note: 10/10
La garçonnière de Billy Wilder (1960)
Avec: Shirley MacLaine, Jack Lemmon, Fred MacMurray

lundi 4 février 2013

My name is Khan : "...and I'm not a terrorist."

Vous verrez chers lecteurs que j'ai un faible pour les productions indiennes et qu'il ne sera pas rare d'en croiser sur ce blog, pour votre grand plaisir je l'espère. Je trouve que c'est un genre sous-estimé et même parfois injustement moqué, qui présente une multitude de choses intéressantes qu'on ne retrouve pas dans le cinéma occidental. Passons donc maintenant au film qui nous occupe.


Rizvan Khan (Shahrukh Khan) est un indien musulman atteint du syndrome d'Asperger (forme d'autisme), qui va rejoindre son frère à San Francisco. Là-bas, il rencontre une jeune coiffeuse hindoue, une mère célibataire nommée Mandira (Kajol). Ils vivent leur vie tranquilement jusqu'à ce que les attentats du 11 septembre viennent bouleverser leur quotidien. Ils doivent faire face à l'hostilité et l'ignorance de la population. Après un drame terrible, Rizvan, avec son courage ingénu, est décidé à aller voir le président pour lui dire "My name is Khan and I am not a terrorist".

Karan Johar s'attaque ici à un thème bien différent de celui auquel il nous avait habitué, et c'est la première chose à saluer. On est loin de "La famille indienne" ou autre Kuch Kuch Hota Hai (film dont je ne suis vraiment pas fan), même si on retrouve tout de même des idées fondamentales, telles que la famille (et les drames associés!), l'amour, le sacrifice... On voit ici que Johar a mis tout son coeur dans son projet, et la cause qu'il défend est plus que louable.

Cependant on retrouve des travers assez regrettables. Le film est très manichéen, même beaucoup trop. Rizvan dit d'ailleurs dans le film qu'il y a "les gens bons, et les gens mauvais". Or, nous savons tous que ceci n'est vrai que dans une certaine mesure. Je comprends bien que le but est de montrer les injustices subies par les musulmans et l'amalgame tragique fait entre Islam et islamisme, mais il n'y avait pas besoin de vouloir toucher à tout, et de parfois aller même jusqu'au ridicule. Les derniers 3/4h sont vraiment navrants (Johar lui même l'a reconnu) et c'est DOMMAGE car le film a tout de même de belles choses à offrir.

 
Tout d'abord, le meilleur élément de ce film, c'est Shahrukh Khan. Loin de son cabotinage habituel (que j'apprécie haha), il campe un personnage profondément attachant et c'est lui qui va vous faire regarder le film jusqu'au bout. Car, bien que parfois naïves, ses aventures sont attendrissantes et touchent notre côté humaniste. Évidemment sa condition d'autiste permet à Johar de soulever des questions plus facilement et de créer des situations cocasses. SRK s'est réinventé et c'est un vrai plaisir.

La période pré-attentats est consacré à sa rencontre avec Kajol, charmante par ailleurs, mais elle en fait un peu trop dans les scènes comiques (comme toujours à mon avis mais bon je connais les nombreux fans de Kajol alors je ne m'attarderai pas sur ses talents...^^). Toute cette partie est donc charmante, ponctuée par de superbes chansons, qui resteront dans le fond, pour le plus grand bonheur de ceux qui ne sont pas friands des danses et chants bollywoodiens. Rizvan et Mandira forme tout de même un couple atypique, qui a plus un côté camaraderie que passion débordante, mais bon, tout cela reste sympathique.

 
Le reste est consacré, comme je l'ai dit, à la dénonciation de la situation des musulmans aux Etats-Unis et au road trip de Rizvan. Et malgré les défauts que j'ai mentionnés, le film reste distrayant jusqu'au bout et on ne peut que s'allier à la cause de notre héros. Un héros du peuple porteur d'espoir et de bonté, un héros comme on les aime.

Note: 6/10
My name is Khan de Karan Johar (2010)
Avec : Shahrukh Khan, Kajol

Blanches colombes et vilains messieurs : Allez viens Marlon, on s'enfuit j'en peux plus!

Bon, on va vite fait énumérer les défauts de ce gentil film avant de parler de ce qui m’a fait craquer ! Tout d’abord les chansons, vous me direz c’est dommage de ne pas les aimer quand on parle d’une comédie musicale, mais, il y en a trop, et surtout elles ne sont pas toutes plaisantes.

Autant j’adore quand Brando pousse la chansonnette, autant je me passerais bien d’entendre la voix de crécelle de Vivian Blaine trop souvent (sorry Vivian…). Après il y a tout de même de très jolis numéros à ne pas rater, comme celui à l’ouverture du film, la petite séquence de folie cubaine à La Havane ou bien dans le registre romantique, "Woman in love" est extra. Le deuxième point noir ce sont les décors, très pauvres, mais peut-être est-ce pour rappeler que le film est à l’origine une pièce de Broadway (jouée par les mêmes acteurs)… ?
 
Enfin, passons outre ces éléments et qu’est-ce qu’il nous reste? Mankiewicz étant le réalisateur on peut se douter qu’il va quand même nous donner quelque chose à se mettre sous la dent. En effet, même si le scénario n’est pas bien épais, le film arrive à durer plus de deux heures sans qu'on ne s'ennuie. Les scènes de dialogue sont plutôt chouettes, et surtout on a la belle escapade à La Havane mentionnée plus haut, où Jean Simmons, une prude missionnaire, en vient à jouer des hanches et des poings avec les danseuses d’un bar. Ah le Dulce de leche fait des merveilles c’est sûr !

 
Et puis on a les acteurs. Si Sinatra et Blaine sont sympathiques (une fois qu’on accepte cette horrible voix agüe…), c’est surtout Brando et Simmons qui justifient le prix du billet !

Oh Marlon Marlon Marlon !! Je jouerais aux dés avec lui, je le suivrais à La Havane, je me déhancherais… hum... enfin bref vous voyez l’idée…

Note: 7/10
Blanches colombes et vilains messieurs de Joseph L. Mankiewicz (1955)
Avec : Marlon Brando, Jean Simmons, Franck Sinatra, Vivian Blaine.

Once Upon A Time : Have faith my friend!

Il semblerait qu’Hollywood ait trouvé une nouvelle lubie dans la déconstruction de nos chers contes de fées. « Grimm », deux films sur Blanche-Neige, et ici « Once upon a time », une nouvelle fois centrée autour de la princesse aux cheveux noirs comme l’ébène. Les créatifs de ce monde sentent-ils que les temps que nous vivons, loin de l’Âge d’or et des happy endings, gangrenés par la crise et par des politiciens souvent décevant, sont propices à une sorte de catharsis? Moi je dis oui.

Le concept de « Once upon a time » est plutôt original, et franchement ça change de la déprime ambiante. Les personnages de contes de fées se retrouvent coincés dans notre monde actuel, dans une petite ville appelée Storybrooke, suite à une malédiction jetée par la méchante Reine (le maire de cette ville évidemment). Ils n’ont aucun souvenir de leur véritable identité et le seul moyen de briser ce sort réside en une seule personne, Emma, qui se trouve avoir une foi inexistante (souvent à notre grand dam pendant la première saison).
Est-ce un message pour nous dire que nous devons retrouver notre foi nous aussi ? Que nous devons nous-mêmes créer nos happy endings? Hmm..

Enfin bref, à chaque épisode on a droit à des flashbacks qui nous racontent les contes tel qu’ils se sont « vraiment passés », et je dois avouer que c’est assez cool. Les princesses sont badass, on découvre comment la méchante reine est devenue la marâtre que l’on connaît, pourquoi Grincheux est grincheux, et bien plus encore…

 
Seulement voilà, ce format de 22 épisodes de 45 minutes par saison c’est long. Même si cela permet de redécouvrir les contes de façon approfondie, la partie dans le monde réel, à Storybrook est moins passionnante. Certes on s’intéresse à l’avancée de l’histoire grâce à un scénario des plus réfléchi et captivant (les deux scénaristes de Lost ont su ne pas répéter les mêmes erreurs et ne laissent rien au hasard!), mais les petites guéguerres entre Emma et Regina (le maire..) sont un peu répétitives, surtout au début de la saison 1. De plus, les dialogues sont assez chargés côté niaiseries, ça passe quand on est du côté des contes, mais une fois à Storybrooke on aurait pu espérer qu’ils en soient allégés… Un dernier point assez regrettable : les effets spéciaux sont parfois assez moyens, les images de synthèses sont plus que visibles…

Cependant, coup de cœur pour certains personnages en passant, notamment Rumpelstiltskin (Robert Carlyle), ou the Evil Queen (Lana Parilla), qui sont grandioses dans leur personnages de conte. J’aime bien Blanche-Neige aussi, Ginnifer Goodwin a su donner un caractère à la fois fragile et badass à la cruche de Disney (no offense, je suis une fan du dessin animé).

Je dois également confesser que je me suis lancée dans le marathon de la saison 1 et de ce qui est disponible de la saison 2 assez allègrement. J’ai tout englouti en 3 jours, et c’est à mon grand désespoir, car je suis arrivée pile au moment du hiatus et que le prochain épisode n’arrive que le 6 janvier… maudite série!

Note: 6/10
Once Upon A Time de Adam Horowitz et Edward Kitsis (2011-)
Avec : Ginnifer Goodwin, Jennifer Morrison, Lana Parilla, Josh Dallas, Robert Carlyle, Meghan Ory.

Skyfall : Un si joli petit Q

Je vais l’avouer tout de suite, j’ai préféré Casino Royale. Cependant ce dernier opus offre un divertissement de taille, avec le retour aux sources et surtout la résurrection de ce cher James.

 
En plus d’être un film d’action, Skyfall est une introspection du personnage de Bond. On remet en cause ses capacités physiques, sa motivation, son âge, son utilité… Il est un peu rouillé, rate sa cible, se masse l’épaule… Mais comme M, il met tout son cœur et toute son âme au service de la couronne et ça c’est beau. Dans un monde informatisé, avec comme le dit M, des ennemis dans l’ombre, Bond met la main à la pâte, habillé de son beau costard et de son honneur « so british », ce qui est désuet pour certains mais tellement cool pour nous autres, toujours à la recherche de figures héroïques.

Pour mettre en scène cette renaissance, je dois dire que Mendes a su y faire. On a droit à de beaux jeux d’ombres, comme la bagarre dans le gratte ciel de Shanghai, et de lumières, tel le brasier final qui donne un côté crépusculaire au film. L' ennemi de la couronne est quant à lui très bien écrit et interprété, avec un Javier Bardem arborant une coupe de cheveux des plus douteuses mais tellement appropriée!

Tel le phœnix, James Bond renait de ses cendres pour mieux frapper l’ennemi. On appréciera pour cela l’apparition d’éléments qui ont participé à forger l’image mythique de l’agent secret, à l’instar de la célèbre Aston Martin. De nombreux personnages mythiques font peau neuves, notamment Moneypenny et Q... Même le thème écrit et chanté par Adèle n'est pas sans rappeler les heures de gloire de Shirley Bassey (Goldfingeeeeer....).


Un James Bond plus humain donc, avec une réalisation qui m’a beaucoup séduite et dont on oubliera les quelques maladresses inhérentes à ce genre de films.

Note: 8/10
Skyfall de Sam Mendes (2012)
Avec Daniel Craig, Javier Bardem, Judi Dench, Ralph Fiennes, Naomie Harris, Bérénice Marlohe, Ben Whishaw.