vendredi 3 octobre 2014

Dracula : Mords-moi sans hésitation!

J'ai décidé de faire dans l'original et de parler de Dracula, quelque chose de différent de mes sélections habituelles, c'est bien de changer un peu!


Mais je dois dire que les premières minutes de ce film m’ont laissée avec des yeux ronds.

Voyez le "cul"
Premièrement le comte Dracula du XVième siècle a une armure qui ressemble à une peau d’insecte, hein, je voudrais pas dire mais ça fait un peu ridicule. Cependant, ce qu’il y a de plus ridicule encore c’est ce qui vient après, quand il est vieux dans son château avec sa longue traîne : cette coiffure qui lui donne l’air d’avoir un cul sur la tête! J’ai craint un moment que la réputation de ce film m’avait trompé, surtout quand on se rend compte que C3PO ferait un meilleur boulot que Keanu Reeves niveau démonstration d’émotions.

Enfin bref, passé ces moments, tout devient cool, le jeune Comte « Drrrracoula » en jette, surtout avec ses petites lunettes de soleil violettes et ses long cheveux… Et puis la petite Winona est mignonne et convaincante, en même temps entre Gary Oldman et Keanu il n’y a pas photo. Faut pas s’étonner qu’on veuille que Van Helsing rate son coup et que Dracula emmène sa belle! L’individu a beau planter des gens sur des pics avant de leur sucer le sang, moi j’en ai rien à faire dans ces moments là.

En parlant de Van Helsing, Anthony Hopkins est toujours au top, on sent bien qu’il s‘amuse avec ces histoires de vampires et d’oignons, il faut dire que la plupart du temps il sert de garde du corps à des demoiselles à l’appétit sexuel vorace donc bon, on le comprend.
L'ambiance assez baroque du film passe finalement très bien, accentuée par la musique de Kilar. Dracula, même s'il fout parfois les chocottes, est plutôt cool.

Si vous voulez un film d'épouvante de qualité pour vos samedi soir à la maison, Dracula est là pour vous. 

Note: 8/10

Dracula de Francis Ford Coppola (1993)
Avec Gary Oldman, Winona Ryder, Anthony Hopkins, Keanu Reeves

vendredi 12 septembre 2014

Indiscrétions : "With the rich and mighty, always a little patience"

Quand je repense à Indiscrétions, ce qui me vient à l’esprit c’est sa perfection. Il n’y a rien à enlever, rien à ajouter et rien à modifier dans ce film. Chaque scène a sa place, chaque réplique a un but, chaque personnage est parfaitement travaillé. Il n’y a rien que je changerais et ceci n’est pas le privilège de beaucoup de films.


Tout se déroule le temps d'une journée, où Tracy Lord (Hepburn), parfaite figure de la haute société de Philadephie prépare son mariage avec le nouveau riche George Kittredge. Seulement son ex-mari, C.K Dexter Heaven, bien né lui aussi, ne l'entend pas de cette oreille et décide, en faisant entrer incognito deux journalistes chez Tracy, de saboter ses plans matrimoniaux.

Hepburn, Hussey et Stewart
Je ne vois pas comment Katharine Hepburn pourrait être plus parfaite! Complètement calqué sur elle, mais surtout sur l’image qu’elle reflétait en société, c’est le rôle qui lui a permis de revenir au plus haut sommet de sa carrière cinématographique. Hepburn qui joue Hepburn c'est formidable : la façon qu’elle a de s’adresser aux gens en relevant le menton de dédain, en articulant ses mots comme si chacun d’eux était une arme, n’a d’égal que sa capacité à faire apparaître sur son visage, en une fraction de seconde, une vulnérabilité touchante et des étoiles dans ses yeux.

Avec elle pour la tourmenter, on a l'élégance incarnée, Cary Grant, et le beau et nonchalant James Stewart (Grant et Stewart partagent d’ailleurs une scène hilarante de hoquet…). Avec un tel trio je ne vois pas comment on pourrait rater un film!
Pour les accompagner, une magnifique brochette de seconds rôles, hilarants chacun dans leur style, dont une gamine hyper fufute hyper drôle (surtout quand elle fait son numéro de danse/chant au début!) et une photographe aux répliques cyniques mais pragmatiques, la formidable Ruth Hussey.


Après tout ce beau monde, ce qui m’intéresse c’est la cause du film. Il défend l’humain, la faille, la perfection dans le défaut, et je trouve ça chouette. Les gens sont souvent intransigeants envers le moindre problème, sans essayer de le surmonter ou de faire avec, ce qui est d’autant plus vrai aujourd’hui. Hepburn redevient humaine aux yeux du monde!

Ce qui est aussi amusant, c’est de voir que ceux qui s’en sortent, Dexter et Tracy, sont issus de la haute société, alors que George, le parvenu, repart bredouille. D’habitude ce sont toujours les riches qui en prennent pour leur grade et les pauvres qui obtiennent justice! Mais le film décide de ne pas catégoriser les gens par leur classe mais par leur humanité, et le parvenu a beau avoir trimé pour gagner son argent, ça ne fait pas de lui quelqu’un de meilleur.


Pour moi cette comédie est parfaite dans ses dialogues incisifs, son humour intelligent, son rythme et je pense que Cukor a réalisé ici, grâce à la pièce de James Barry dont le scénario est tiré, son chef d’œuvre ultime.
Ce film est représentatif d'une époque où la comédie n'était pas rabaissée au rang de seul divertissement, mais avait sa place avec les drames, sous les honneurs. Je ne dirais pas que les gens sont devenus snob mais plutôt que l'écriture d'une bonne comédie demande de s'élever au delà du vulgaire, ce que les comédies contemporaines font rarement.

Virginia Weidler, enfant actrice géniale!
Alors voilà, si vous cherchez la meilleure comédie du monde, n'attendez plus!

L'info en plus!: Hepburn avait les droits du film (Howard Hughes les lui avait offerts), et voulait à l'origine Clark Gable et Spencer Tracy. Elle n'a pas perdu au change...








Note: 10/10

Indiscrétions de George Cukor (1940)
Avec Katharine Hepburn, Cary Grant, James Stewart, Ruth Hussey, Henry Daniell et Virginia Weidler

mercredi 20 août 2014

L'homme tranquille : " He was born and bred in Irelaaaand!! "

L'homme tranquille est sans aucun doute l'un de mes films préférés. Ce n'est pas un grand classique du cinéma connu de tous, ce n'est pas le film le plus célèbre de John Ford et il n'existe même pas en DVD en France. Pourtant ce film est un petit bijou, et la célébrité ne fait pas la qualité, vérité vérifiable pour de nombreux aspects de notre société d'ailleurs. Quoi qu'il en soit j'adore découvrir de superbes films complètement par hasard, c'est ce qui les rend précieux.
John Ford met en scène ici l'un des plus beaux couples de cinéma: John Wayne et Maureen O'Hara, dans un genre qu'il a rarement expérimenté: la romance.
On part sur une histoire d'amour toute simple et belle comme tout entre le Yankee Sean Thornton, fraîchement revenu dans sa chère patrie, et Mary-Kate Danaher, une rousse au tempérament de feu. Mais ce qui fait l'originalité du film c'est bien son lieu : une Irlande encore très rurale et pleine de traditions, qui attendrissent et font beaucoup rire. Vous vous imaginez avoir affaire à un matchmaker (entremetteur) vous?
Tout y est, l'humour, l'amour, les chants, la Guiness et une belle réflexion sur la fierté, l'honneur et la solidarité. Ford réussi à rendre épique ce qui aurait pu ne rester que sympathique.


On peut compter sur des seconds rôles tordants, qui font de ce film un vrai bijou: Michaleen le matchmaker à la soif intarissable, le prêtre Lonergan passionné de pêche ou encore ce cher Will Danaher (fantastique Victor McLaglen!), gros bourru très pataud mais tellement drôle malgré lui!
Tout ce joyeux petit monde est entouré des magnifiques paysages d'Irlande, véritable personnage du film, qui se souviendront du passage de John Wayne traînant sa femme par la peau des fesses sur plusieurs kilomètres, pour un final d'anthologie des plus réjouissant!

Poignée de main musclée entre Wayne et McLaglen
Le film regorge de scènes insolites qui font mon bonheur! Une chronique de la vie ordinaire mais mouvementée d'un village d'Irlandais, dont les principales distractions sont de suivre les intrigues amoureuses et les bagarres tel un soap opera.
La simplicité est parfois la solution évidente.

A voir et revoir en l'appréciant toujours plus, un vrai régal!




L'info en plus!: Je viens de passer six mois en Irlande, et on chante toujours "The wild colonial boy" dans les pubs, ce qui me rend heureuse à un point que vous ne pouvez vous imaginer...
L'info en plus #2!: Pour pouvoir financer ce trésor, Ford a accepté de tourner un western avec Wayne et O'Hara d'abord, que certains considèrent un peu bâclé, mais que personnellement j'adore: Rio Grande.

Note: 10/10

L'homme tranquille de John Ford (1952)
Avec Maureen O'Hara, John Wayne, Barry Fitzgerald, Ward Bond, Victor McLaglen

jeudi 3 juillet 2014

Goldfinger : The man with the Midas touch!

Suite à l’effervescence autour de Skyfall et du magnifique thème d’Adèle, je me suis lancée à la redécouverte des anciennes chansons qui ont fait la gloire de 007. Là-dessus, je tombe bien évidemment sur Goldfinger de Shirley Bassey. 


C’est alors que de vagues souvenirs d’enfance ont ressurgi, je me souviens d’une femme sur un lit, transformée en or! Ma curiosité s’est alors emballée, il fallait que je revoie ce film, trop intriguée par ce pouvoir magique.

Notre cher Bond a la lourde tâche d’arrêter Auric Goldfinger, qui a pour projet de faire exploser la réserve d’or américaine. Et pour cela il se voit offrir toute la panoplie du parfait espion et notamment la célèbre Aston Martin (et son fameux bouton rouge que l’on retrouvera dans Skyfall). Je dirais même que j’ai été très impressionnée de la voir munie d’un GPS (même s’il a l’air illisible hahaha). Et puis évidemment James se fait quelques nanas au passage, ce qui me fait toujours rire ! Est-ce que quelqu’un a déjà pensé à remercier ces femmes pour service rendu à la nation?? Non parce que quand même, quand on s’appelle Pussy et qu’on pilote des jets, on mérite une médaille!


J’ai quand même été déçue de ne pas avoir vu plus de corps changés en or je dois dire, mes souvenirs m’avaient laissé une image beaucoup plus « Midassienne » de Goldfinger. Mon imagination débordante avait confectionné un méchant des plus machiavéliques manipulant le côté sombre de la force !! Et non, c’est juste de la peinture… Oh well…

Je suppose que je peux me satisfaire de Sean Connery en séducteur invétéré, de l'homme de main chinois au chapeau qui décapite, et de Pussy pilote de chasse. Tout cela a un goût "Old school" que j'adore, James Bond sauve le monde comme s'il lisait son journal du dimanche...

 
La fameuse Pussy Galore... Elle en a dans le pantalon!
P.S: Goldfingeeeer, He's the man! The man with the Midas touch!!

Note: 8/10

Goldfinger de Guy Hamilton (1965)
Avec Sean Connery, Gert Frobe, Honor Blackman, Harold Sakata

jeudi 19 juin 2014

La Vénus au vison : Vie privée, Vie publique

Vous allez me dire, "Quoi! Encore un film avec Elizabeth Taylor!", mais qu'est ce que j'y peux, elle a le privilège d'être mon actrice préférée et j'ai vu un grand nombre de ses films alors, pourquoi se priver?! La Vénus au vison étant peu connu, c'est une bonne occasion d'en parler. Il a tout de même donné à Taylor son premier oscar, dans des circonstances un peu particulières dont nous allons parler.


Le cinéma a souvent exploité, avec plus ou moins de brio, la filière du héros tombé dans la déchéance en quête de rédemption. Sans être vraiment original dans ce domaine, et même un brin trop moralisateur, « La vénus au vison » offre tout de même un beau personnage central, en l’occurrence Gloria Wondrous. C’est une femme voluptueuse et magnifique, adepte du plaisir charnel, et joignable en appelant simplement BUtterfield 8. En plus elle ressemble à Elizabeth Taylor, ce qui est un atout considérable.
Les 40 premières minutes du film sont sans doute les meilleures, avec pour ouverture une scène pratiquement silencieuse où la jeune femme se réveille dans une chambre inconnue. Les dialogues sont ensuite incisifs, le rythme soutenu, le monde de Gloria se déployant peu à peu, et culminant dans la très belle scène du bar : elle y retrouve Liggett, à qui elle fait bien comprendre que c’est elle qui est le maître du jeu.


Le reste du film est loin d’être mauvais mais les bonnes scènes sont plus éparses. On peut cependant compter sur les moments chez la mère naïve de Gloria, assez savoureux, notamment grâce à l’amie de cette chère madame, qui loin d’être dupe, trouve son plaisir dans les insinuations moqueuses.

Une des faiblesses du film repose sur quelques personnages secondaires assez fades et aux rôles moralisateurs, à l’instar de la femme de Liggett ou de l’ami d’enfance de Gloria, joué (et c’est assez ironique) par Eddie Fisher. Mais je m’arrêterai là, trop en dire serait dommage.

La force du film c’est évidemment la superbe Liz Taylor, brûlant la pellicule qu’elle soit enroulée dans un drap, recouverte d’une simple nuisette, d’un magnifique vison ou d’une robe de cocktail. Séductrice féline à toute heure, femme au répondant mortel, parfois emportée par la douce brise de l’insouciance, souvent tourmentée par ses choix... Je pense que votre note finale dépendra surtout de votre amour pour l’actrice.


Ce qui est intéressant c’est de faire le parallèle entre le film et la vie privée de l’actrice. Elle détestait le film pour deux raisons, premièrement parce qu’elle a été forcée de le faire, devant un dernier film à la MGM, et deuxièmement à cause de son rôle de prostituée mangeuse d’homme. Pour la petite histoire, Taylor venait d’épouser Fisher, « volé » à Debbie Reynolds, et les gens la traitaient de briseuse de ménages et autre veuve noire… Elle détestait le parallèle fait entre son personnage et sa vie privée, et quand on regarde le déroulement du film, on se peut demander si tout cela n’a pas été bizarrement orchestré par la MGM…

Je trouve que cette anecdote rajoute du piment à l’histoire, un peu comme quand on regarde « La piscine » alors que l’on connaît le passé de Schneider et Delon, fiction rejoignant réalité.
En frôlant la mort pendant le tournage de Cléopâtre, l’opinion publique s’est complètement inversée (que la foule est futile…). Elle reçut donc ce qu’elle appellera un « Oscar de sympathie » pour ce rôle. Sa prestation n’atteint peut-être pas les hauteurs de Maggie the Cat ou de Martha, mais on a vu de bien moins bonnes performances recevoir la fameuse statuette alors…

Note: 7/10
La Vénus au vison de Daniel Mann (1960)
avec Elizabeth Taylor, Laurence Harvey, Eddie Fisher, Dina Merrill, Mildred Dunnock

mercredi 21 mai 2014

L'heure suprême : Paradis terrestre

L’heure suprême fait partie de ces films qui te donnent envie de croire à la faisabilité de l’utopie, à un septième ciel accessible, à une fatalité heureuse inévitable.


Borzage est le maître du muet mélodramatique qui rend heureux, il est un des rares à rendre le mièvre crédible et attendrissant alors que tant d'autres le rendent insupportable. 
Une ex-prostituée et un balayeur de rue vivant d'amour et d'eau fraîche dans une chambre mansardé de Paris à la veille de la première guerre mondiale, appartement représentant un havre de paix au septième ciel, parmi les étoiles et la bienveillance de Dieu. Lorsque Chico s'en va en guerre, il promet son amour éternel à Diane... 

Si le mélodrame est souvent aujourd'hui un terme péjoratif quand on parle de film, il était à l'époque un genre prodigieux que je chérie. L'Aurore, La valse dans l'ombre, L'isolé... tant de chef d'oeuvres bouleversants et inégalables, occupant de ce fait une place tout à fait unique dans le patrimoine cinématographique.
Après avoir vu L'heure suprême, tu gonfles tes poumons, essuies tes petites larmes, et pendant un moment tu crois que toi aussi tu vas l’avoir ton appartement dans les étoiles. Et pendant ce moment, jamais tu vas te rendre compte que tout ça c’est des conneries, de la niaiserie dégoulinante pleine de bondieuseries.
Non, tu ne vas pas y penser, à la place tu vas te dire que tous les jours devraient être comme ça, que Borzage a réussi à capturer l’Idéal sur sa pellicule. Tu vas oublier toute la noirceur de la société qui t’entoures, oublier la crise, oublier ta recherche d’emploi, oublier que tout ce que tu manges finira par te filer le cancer. A la place tu vas te rappeler pourquoi tu adores les films, tu sentiras la béatitude t’envahir telle une drogue et tu te demanderas pourquoi est-ce que tu n’en prends pas tous les jours.

P.S : Miam miam Charles Farrell.

Note: 10/10
L'heure suprême de Frank Borzage (1927)
avec Janet Gaynor et Charles Farrell

mercredi 30 avril 2014

Brève rencontre : La gare

Anna et Alec vivaient heureux en ménage avant de se rencontrer dans une gare, et de découvrir ce qu’est vraiment le bonheur. Seulement voilà, gérer cette nouvelle passion qui les a pris n’est pas simple, surtout quand elle est gâchée par la culpabilité et la peur d’être démasqués.

Ils vivent leur idylle tranquillement, à l’abri des regards, dans la ville de leur rencontre, tout les jeudis avant de reprendre le train le soir venu, jusqu’à ce qu’un jour des personnes extérieures capturent des images furtives, aient des doutes…
C’est à ce moment que le paradis devient l’enfer, que la culpabilité devient la plus forte, que tout cela devient dangereusement réel. A quel moment sait-on ? A quel moment doit-on voir les choses en face ? Quand une rencontre se transforme-elle en liaison ? Un déjeuner, une séance de ciné, un rire, le début d’une complicité… ? A partir de quand doit-on se sentir coupable ?
Anna est rongée d’une culpabilité d’autant plus forte que son mari est gentil, attentionné, fidèle… C’est plus facile de tromper un mari violent ou coureur de jupons.


David Lean examine le quotidien, la passion et les remords de gens normaux, bons. On ne peut s’empêcher de se demander ce que l’on ferait à leur place. Dois-je prendre le train et fuir ? Ou bien dois-je risquer un petit mensonge supplémentaire pour quelques minutes de bonheur intense mais éphémères? Est-ce que la joie de le revoir sera assez forte pour supporter la douleur de la séparation? Le jeu en vaut-il la chandelle ? 

Le fait d’avoir choisi une gare comme point de rencontre et de séparation est des plus symboliques. La gare est par définition l’endroit où l’on va récupérer des amis ou de la famille, mais aussi le lieu où on les quitte. La gare est un lieu de transit où rien ne dure, où les gens ne font que passer tout comme cette passion n’est qu’une fièvre foudroyante et courte. Cette rencontre est comme une oasis dans un désert, une pause dans une longue marche, une bouffée d’air frais dans le quotidien monotone, un arrêt dans une gare avant de repartir pour la destination prévue à l'origine.

Note: 8/10
Brève rencontre de David Lean (1946)
avec: Celia Johnson et Trevor Howard